Les opportunités

Demain s'invente aujourd'hui

LES OPPORTUNITES

L’avènement du numérique, de l’internet et des technologies de l’information, constituent un tournant révolutionnaire dans l’histoire de l’humanité. En Polynésie française, ces nouvelles technologies se sont rapidement développés pour faire partie intégrante de la vie quotidienne des polynésiens. Et les pouvoirs publics en sont aujourd’hui bien conscients! C’est d’ailleurs à l’aune de ces évolutions qu’ils manifestent leur volonté de mieux prendre en compte cet aspect du numérique dans nos politiques publiques.

C’est dans ce cadre qu’un projet de délibération portant approbation du Schéma directeur d’aménagement numérique” (SDAN) de la Polynésie française, fut adopté en commission le 14 mars 2017 et en assemblée plénière le 21 mars 2017. Cette transition numérique encouragée par les pouvoirs publics, doit donc être perçue comme l’opportunité de réunir et d’engager l’ensemble des acteurs et citoyens, autour d’objectifs communs.

 L’association Tahiti Blockchain est convaincue que plusieurs de ces schémas directeurs peuvent être mis en place à travers la technologie blockchain.

 

 

Les 12 schémas directeurs d’aménagement du numérique

  1. Une gouvernance « tous pour le numérique »;
  2. Renforcer la connectivité internationale et sa performance économique;
  3. Accentuer l’ouverture du marché des télécommunications;
  4. Développer la connexion Haut Débit dans l’ensemble des archipels éloignés via un mix technologique;
  5. Connecter en fibre optique les sites prioritaires et accélérer la pénétration du Très Haut Débit;
  6. Mobiliser la commande publique pour contribuer à développer le marché du Haut et très Haut débit;
  7. Faire du numérique un élément de consolidation du système éducatif;
  8. Développer un système de santé innovant pour répondre aux contraintes exceptionnelles de la Polynésie française;
  9. Amplifier le développement des usages numériques dans la société Polynésienne;
  10. Développer une administration 100% numérique et accessible à tous;
  11. Bâtir une politique de la donnée; et
  12. Développer la filière numérique et accélérer la transition numérique des entreprises traditionnelles. 

 

 

 

Observations et recommandations émises:

A / LE  SECTEUR DE LA SANTE :

Selon le rapport du CESC, la transition numérique du secteur de la santé en Polynésie française n’est pas encore à la hauteur de ses ambitions. Dans ce cadre, des pistes de réflexion prioritaires à propos du dossier médical partagé (DMP) ont été apportées par celui-ci. 

La proposition n° 8 du SDAN préconise à cet effet, la mise en place d’un système de santé innovant, tendant à sécuriser, rendre plus performant et économe le système de santé polynésien:

  • Le dossier médical partagé (DMP) serait un des moyens d’y arriver. Il permettrait d’alimenter une base de données de santé alimentée et partagée par l’ensemble des professionnels de santé autour d’un patient de manière sécurisée. Les avantages seraient multiples: 
    • Favoriser la prévention, la qualité, la continuité et la prise en charge coordonnée des soins des patients. 
    • Eviter les redondances d’examen,
    • Imposer une complémentarité public-privé et
    • soulager le poids du travail d’administration; 

 

La mise en place d’une blockchain privée, sécurisée de manière cryptographique, avec accès permissionné, est une solution pouvant répondre aux attentes de développement d’un système de santé innovant tel que décrit par le SDAN. 

 

B/ L’ADMINISTRATION ET LES SERVICES PUBLICS:

Les services publics sont eux aussi, tout autant concernés par l’adoption de ces nouvelles technologies. L’idée principale ici est d’améliorer l’accessibilité et l’efficacité des services rendus, aussi bien aux usagers qu’aux entreprises, qui pourraient alors gagner en productivité.

La proposition n° 10 du SDAN prône une administration 100% numérique et accessible à tous les citoyens, laquelle serait déclinée sous formes de services administratifs et de procédures dématérialisées. 

En favorisant la communication et le partage de données administratives entre les administrations, s’ensuivrait non seulement une simplification administrative des démarches mais aussi une simplification de la gestion des demandes des citoyens et des entreprises ;

Ici aussi, la mise en place d’une blockchain privée, sécurisée de manière cryptographique et avec un accès permissionné, serait une solution pouvant répondre aux problématiques observées . 

 

L’archivage électronique des administrations polynésiennes est encore au stade embryonnaire selon le rapport du SDAN: par exemple, les documents du service de l’urbanisme sont scannés et les archives sont stockées localement, mais ne sont pas sauvegardées en cloud, ce qui présente un risque de perte des données en cas de panne du serveur. Par ailleurs, les archives sont de plus en plus lourdes et pourraient entraîner dans le futur une saturation du serveur.

L’archivage électronique basée blockchain (ou le Cloud 2.0) serait là aussi solution.  Contrairement aux fournisseurs de stockage cloud traditionnels, les données sont contrôlées entièrement par l’entité, puisque qu’elle est la seule à détenir les “clés privées”.En plus d’être beaucoup plus avantageux au niveau tarifaire, l’archivage électronique blockchain décentralisé stocke les fichiers en petits morceaux sur des douzaines de noeuds à travers le monde entier. Cela élimine tout point d’échec unique et garantit un temps de disponibilité maximal, à l’égal des autres fournisseurs de stockage cloud.

 

 

Conclusion:

La technologie de la blockchain trouve son utilité dans d’innombrables domaines. Les opportunités d’implémentation de la blockchain sont donc, même au niveau polynésien non seulement bien présentes, et le secteur est vraisemblablement destinée à croitre de manière exponentielle. 

Le plus compliqué, comme dans toute révolution technologique, sera la mise en place de politiques propices à la conduite du changement.