Les applications 2.0

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LES APPLICATIONS 2.0

Basée sur cette révolution technologique, l’association Tahiti Blockchain possède une infrastructure avancée, composée de plusieurs « nœuds », lui permettant ainsi de réaliser et de partager des services décentralisés et automatisés qu’elle trouve intéressants, tels que: Le système de vote décentralisé (A), le cloud 2.O (B), ou encore la preuve d’existence (C).

Les possibilités d’applications de la Blockchain sont vastes, et ne sont limitées qu’à votre imagination, et nous avons tenté de vous en dresser une liste (D).
Etant une association basée sur le partage, nous restons ouverts à toutes applications sur lesquelles nos membres souhaiteraient échanger.

A / Le système de vote décentralisé

La blockchain offre un outil de vote sécurisé dont le résultat, transparent, est auditable par tous. Ni l’administrateur du vote ni personne d’autre ne peut modifier le vote a posteriori.

La blockchain, en tant que système décentralisé de contrôle et de stockage de l’information, offre une alternative efficace au vote en ligne traditionnel. Alors que le vote en ligne traditionnel, conduit de façon centralisée, bute sur la possible corruptibilité et faillibilité de l’administrateur du vote, la blockchain promet un vote sécurisé – c’est-à-dire inviolable – dont le résultat, transparent et fiable, est auditable par tous.
La force d’innovation du vote dans la blockchain repose sur le fait que l’enregistrement des votes ne relève plus d’une autorité centralisée mais d’une relation dite «pair à pair», c’est-à-dire décentralisée, un réseau informatique qui permet aux participants de s’affranchir d’un serveur central. Ainsi on passe d’un «Single Point Of Failure» (SPOF) ou «point unique de défaillance» – c’est-à-dire le point d’un système informatique dont tout le système dépend – à un enregistrement sécurisé par tous les ordinateurs du réseau. Cela assure une parfaite transparence du vote.

TAHITI BLOCKCHAIN s’attachant à promouvoir cette nouvelle technologie, a elle aussi instauré un système de vote décentralisé pour ses membres…

B/ Le Cloud 2.0

Le cloud 2.0 notamment basé sur la Blockchain, découpe, chiffre et distribue vos fichiers sur un réseau décentralisé. Contrairement aux fournisseurs de stockage cloud traditionnels, vous contrôlez entièrement vos données puisque êtes le seul à détenir les clés.

– Beaucoup plus avantageux: Le cloud décentralisé est en moyenne 10 fois moins cher que les fournisseurs traditionnels de stockage cloud. Stocker 1 To coûte environ $2 par mois, comparé à $23 sur Amazon S3. Calculez vos économies ci-dessous!

– Haute redondance: Le cloud 2.0 stocke vos fichiers en petits morceaux sur des douzaines de noeuds à travers le monde entier. Cela élimine tout point d’échec unique et garantit un temps de disponibilité maximal, à l’égal des autres fournisseurs de stockage cloud.

– Open Source: Les clouds basés sur la blockchain sont entièrement open source. Beaucoup de personnes contribuent au logiciel, et la communauté active continue de construire des applications toujours plus innovantes.

– Construit sur une blockchain: En utilisant la technologie de la blockchain, le cloud 2.0 crée un marché de stockage décentralisé, dans lequel les hôtes sont en concurrence – conduisant aux prix les plus bas possibles. Les locataires payent en utilisant un “token” ou “coin”, qui peut être en l’occurrence miné ou échangé.

C/ La preuve d’existence ou “Proof of existence”

– La preuve d’existence ou “Proof of existence”, c’est quoi?
“Proof of existence” est une solution de notariat électronique, basée sur la cryptographie et la technologie « blockchain », issue de Bitcoin, permettant d’enregistrer une preuve d’antériorité de tout objet numérique, indépendamment de tout tiers de confiance et pour un coût dérisoire.

– La preuve d’existence ou “Proof of existence”, comment ça marche?
Cette technologie réalise un condensé cryptographique du fichier, associé à l’heure où vous avez téléchargé le document. De cette façon, vous pourrez certifier que lesdites données existaient à un instant “T”. Ceci vous permet donc de prouver publiquement que vous avez certaines informations, sans révéler les données ou votre identité, basée sur une certification, décentralisée : le réseau Bitcoin.

Les principaux avantages sont l’anonymat, la confidentialité, et l’obtention de la preuve décentralisée, qui ne peut être enlevée ni par des tiers ni par des gouvernements. L’existence de votre document est validé donc définitivement par la “blockchain”, et n’avez par conséquent, plus besoin de dépendre ou de faire confiance à une autorité centrale.

– Proof of existence connait-il mes documents ?
Non, en aucun cas !
La seule information dont la “Proof of existence”  a besoin est “l’empreinte” de votre document, qui est calculée localement par votre navigateur. Ni le contenu, ni même le nom de votre document ne sont connus.

– Pourquoi aurais-je besoin d’une « preuve d’existence ou d’antériorité » ?
L’article L.111-1 du Code de propriété intellectuelle énonce le principe selon lequel: « L’auteur d’une oeuvre de l’esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. » Pour se prévaloir de ce droit de propriété, il est donc nécessaire de prouver que l’on est le créateur de l’oeuvre. D’un point de vue juridique, la preuve d’antériorité permet d’identifier le plus ancien créateur.

Traditionnellement, la « preuve d’antériorité » repose sur un tiers de confiance, dont la fonction est de témoigner de l’existence du bien à une date donnée. Ces tiers de confiance sont généralement des organismes ou des personnes spécialisés dans un domaine (INPI, SACEM, notaires, etc.)
Une preuve d’existence peut également être utilisée comme une preuve d’intégrité, permettant de montrer qu’un document ou des données n’ont pas fait l’objet de modifications depuis une date donnée.

– Pourquoi peut-on parler de « preuve d’antériorité » ou « d’existence » ?
La technologie met en oeuvre des mécanismes cryptographiques très sophistiqués dont la falsification serait extrêmement difficile à entreprendre et impossible à masquer. La technologie blockchain qui est utilisée ne repose sur aucun tiers de confiance, et cette absence de « tiers de confiance » permet de parler de « preuve ».

– Quelle est la valeur légale d’une « preuve proof of existence » ?
Les technologies utilisées sont très récentes et la jurisprudence n’est pas encore établie. En cas de litige, les questions posées aux experts seront :
1) Est-ce que cela prouve l’existence du document à la date annoncée ?
2) Est-ce que cette « prétendue preuve » a pu être falsifiée ?

1) En l’état actuel de la cryptographie, seul votre document est à même de générer l’empreinte SHA256 enregistrée. La réponse à la première question est donc OUI.

2) La blockchain Bitcoin, de par sa conception et l’importance de la communauté qui la maintient, ne peut-être falsifiée sans que cela ne soit détecté. Aucune falsification n’ayant été reportée, la réponse à la seconde question est donc NON.

En l’absence de jurisprudence établie et en cas d’enjeux importants, il est vivement conseillé de vous appuyer en parallèle sur les organismes traditionnels. Merci de consulter les conditions d’utilisation de ce service.

– Quelles sont les conditions d’utilisation ?
La “Proof of existence” est un service expérimental et Tahiti Blockchain ne peut en aucun cas garantir la valeur des preuves déposées. En aucun cas l’association ne pourra être tenu responsable des éventuelles réclamations, dommages ou autre responsabilité en relation avec l’utilisation de cette technologie. Toute utilisation de cette technologie vaut acceptation de ces conditions.

D/ AUTRES EXEMPLES D’APPLICATIONS DE LA

BLOCKCHAIN

La Blockchain est avant tout un outil technologique, qui trouve sa place dans de nombreuses situations où garder une preuve irréfutable d’informations, sans avoir à en révéler le contenu se révèle utile. Voici quelques exemples « de la vraie vie » :

– Faciliter les tâches administratives: marre de remplir, parapher et signer des tonnes de papier en double exemplaire ? La Blockchain est à votre service ! Une start up, en partenariat avec Visa, développe une preuve de concept pour que l’expérience client lors d’un leasing de voiture soit enfin agréable.

Le client n’aura qu’à s’asseoir au volant de sa voiture de prédilection et se laisser guider. Au moyen d’une tablette, il complétera son choix de kilométrage, d’assurance, ou encore de téléchargement de musique, puis renseignera ses informations bancaires. Après une signature électronique des documents, chaque preuve de l’existence (« hash ») de ces derniers sera gravée dans la Blockchain afin de garantir leur authenticité à l’instant de la signature, et une copie des documents sera envoyé au client par mail. Il ne restera alors qu’à allumer le moteur de la voiture et prendre la route !

– La santé, les essais cliniques et les faux médicaments: tout le monde a eu vent de scandales où certains chercheurs, n’aboutissant pas au résultat espéré, ont traficoté les données d’essais cliniques (modification des objectifs en cours de route ou des données recueillies, invention de faux-patients, etc). Grâce à la Blockchain, chaque étape de l’essai clinique pourrait être tracée de façon cryptée et horodatée. Il deviendrait alors facile d’auditer et de vérifier l’intégrité des essais clinique et de leurs résultats.
Une preuve de concept a déjà été réalisée par une équipe de chercheurs à Oxford, qui a tracé dans la Blockchain les informations postées sur clinicaltrials.gov avant et après résultats, afin de vérifier si les objectifs et les informations concernant les études n’avaient pas été modifiés après la réalisation de l’étude.

Aujourd’hui, entre 10% à 30 % des médicaments fournis dans les pays en développement sont de “faux médicaments”, ce qui pose des problèmes de santé considérables. L’Organisation Mondiale de la Santé estime ainsi à 700.000 le nombre de décès par an provoqués par des médicaments contrefaits.

La blockchain pourrait servir de base de données universelle garantissant la traçabilité et l’authenticité des médicaments. Elle permettrait ainsi aux entreprises pharmaceutiques, aux régulateurs et même aux particuliers d’utiliser la même base, sans qu’une seule entreprise ou institution n’en soit propriétaire.

– Comment l’industrie musicale va-t-elle s’y prendre ?
Il faut d’abord rappeler que le streaming est devenu la première ressource financière de la musique. Le téléchargement, historiquement la bête noire des auteurs, n’est plus une source de problème. L’industrie musicale ne va donc pas reproduire l’expérience désastreuse des DRM, ces systèmes censés empêcher les copies illégales, en utilisant la blockchain pour identifier et pourchasser des fraudeurs.

L’objectif sera probablement de simplifier la gestion des droits d’auteurs. La blockchain permet d’enregistrer le droit d’auteur de chaque titre de façon inviolable. Chaque morceau aura un seul hash qui contiendra les éléments du droit d’auteur. Ce système n’empêche pas la copie mais tout morceau pourra être identifié.

– La finance: rien que dans le seul domaine de la finance, ses applications sont extrêmement variées : financement participatif (crowdfunding), transfert d’argent, gestion d’actifs, création monétaire… La blockchain est intéressante à bien des égards pour les banques. Plus d’intermédiaire financier, plus besoin de passer par une chambre de compensation pour les transactions d’actifs, rapidité, sécurité, la blockchain garantit en outre l’authenticité des transactions et leur unicité.

– L’assurance: automatisation des contrats sans intermédiaire, facilitation des déclarations, diminution des coûts d’infrastructure… les possibilités offertes par la blockchain intéressent de près les assurances. Les grands groupes ayant déjà investi 55 millions de dollars dans la technologie en 2016 propose une déjà une offre d’assurance automatisée.

– L’immobilier, l’officialisation et la sécurisation des cadastres: durée des transactions écourtées, authentification des achats, transparence des actes de propriété, cadastres… dans le secteur immobilier aussi la blockchain peut apporter des changements tout bénéfice. Elle permettrait notamment de limiter les risques de fraude en rendant complètement transparentes les informations relatives à un bâtiment (date de construction, matériaux, consommation énergétique…).

Dans de nombreux pays en développement, certaines terres ne sont pas enregistrées dans une base de données officielles. Certains habitants n’ont donc même souvent pas de véritable adresse. En Afrique, par exemple, 90 % des territoires ruraux ne sont pas inscrits dans un cadastre. Une absence de sécurité foncière qui, selon les auteurs de La Blockchain décryptée, “freine les investissements nécessaires au développement de la productivité agricole” et limite le développement du e-commerce, par exemple, “puisqu’il est tout simplement impossible aux foyers de se faire adresser des colis”. Sans compter que cela limite le recours à l’emprunt pour les particuliers et peut être la source de conflits.
Ainsi, au Ghana, la start-up Bitland propose d’enregistrer les actes fonciers sur une blockchain. En 2015, le gouvernement du Honduras a fait répertorier l’intégralité de son territoire sur une blockchain grâce à l’organisme Epigraph pour éviter que les plus riches ne s’octroient des propriétés qu’ils ne possèdent pas.

– Le domaine de l’énergie: la blockchain permet de revendre directement l’énergie propre fournie par panneaux solaires (“smart grids”) à son voisin sans passer par de grands fournisseurs.

– L’économie collaborative: la blockchain se prête particulièrement à l’économie collaborative et en particulier au covoiturage en faisant “sauter” tout intermédiaire. Lazooz.net ou encore Arcade City proposent leurs services via une application reposant sur la technologie blockchain. Ou comment ubériser Uber…